Dans la plus pure lignée des films d'horreur, voici American Horror Story, une série à déconseiller aux âmes sensibles et à ne regarder que la lumière allumée pour les autres. Pas de pop corn, pas de distraction annexe, pas de portable, toute l'attention du spectateur est focalisée sur les mésaventures de plus en plus effrayantes de la famille HARMON.
On a dépassé le stade où l'on se demande s'ils vont sortir vivants de ce cauchemar éveillé - en tout cas ils n'en sortiront pas indemnes - on est bien trop préoccupé par ce qui va se passer dans les 3 prochaines minutes pour s'intéresser au dénouement de la première saison. Le suspense est savamment entretenu et on ne sait pas trop ce qu'on attend, ni ce que les scénaristes pourraient avoir prévu de plus affreux et dérangeant que ce qu'on a déjà vu.
Les références aux films dits cultes sont nombreuses : Rosemary's Baby, The Others, Haunted, Elephant et même Pulp Fiction, on ne les compte plus, elles sont partout et se fondent dans le folklore de l'épouvante : les esprits qui refusent de passer dans l'au-delà, les enfants monstrueux, les sous-sols, les maisons hantées, les « murder suicides »... Alors si vous aimez le doux frisson de la peur et les sensations fortes par procuration, cette série est faite pour vous.
C'est jouissif tout simplement, un peu comme Harper's Island mais en mieux, en plus travaillé et fouillé. Le pilote d'ailleurs est à couper le souffle et c'est rare de plonger si vite dans le cœur de l'intrigue. Je craignais que la suite soit décevante mais les épisodes suivants sont à la hauteur du premier. 12 x 40 minutes dans les ténèbres improbables d'un manoir victorien dans la cité des Anges. A voir absolument et tant mieux si c'est too much !














